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Farm Trans et le développement durable : entretien avec Stephan Does, Responsable Entreposage

Pour progresser, il faut s’agrandir
26 | 02 | 2025

Telle est la raison qui a poussé Farm Trans, soucieuse d’asseoir encore un peu plus sa position, à implanter un tout nouveau site d’entreposage à Lommel, en Belgique. Mais si une personne en particulier a apporté une contribution décisive à la réalisation de notre centre de transbordement maison, c’est bien Stephan Does. Résultat : les opérations ont gagné tout à la fois en efficacité et en durabilité. Une étape importante vers un avenir articulé autour de l’intégration de la chaîne.

 

Quels sont les plus grands défis quand il s’agit de créer un centre d’entreposage ?

« C’est un processus dans lequel on ne tombe jamais sur ce à quoi on s’attend. C’est ça qui rend le travail si agréable, car aucune journée n’est pareille. En Belgique, la réglementation du travail diffère sensiblement de celle des Pays-Bas. Il m’a fallu comprendre la manière dont fonctionnait le tout, avant de me lancer dans la création de quelque chose qui soit totalement inédit chez Farm Trans. Ça a vraiment stimulé mon esprit entrepreneurial. J’ai également travaillé étroitement avec notre CEO, Adriaan, qui m’a donné la liberté et la confiance dont j’avais besoin pour réussir. »

 

Quelles sont les grandes étapes dont vous êtes le plus fier ?

« Je suis fier des moyens que nous avons choisis pour rendre le processus le plus efficace possible. Je suis resté six mois dans un hôtel situé à proximité, en compagnie de Beau, mon bras droit. Au début, certains processus ne se déroulaient pas aussi bien que nous le voulions. Comme nous étions tout proches, nous pouvions nous rendre à l’entrepôt à tout moment pour voir en personne ce qui s’y passait. Je me réjouis également du fait que nous ayons pu surveiller la température des denrées alimentaires en temps réel. Compte tenu de mon passé dans le milieu pharmaceutique, j’ai l’habitude d’exercer un contrôle sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. C’est pour cela que nous avons mis en œuvre un système de régulation de la température intérieure et extérieure. En enregistrant ces données, nous pouvons procéder à un contrôle qualité dans toute la chaîne et en communiquer les résultats à nos clients, qui bénéficient ainsi d’un accompagnement complet. »

 

Quelles mesures avez-vous prises pour qu’un développement durable soit assuré sur le nouveau site ?

« J’ai évalué les investissements que nous réalisons en ce moment : ils vont s’amortir avec le temps. À titre d’exemple, les espaces qui nous sont affectés sont équipés de panneaux solaires. Nous avons également acheté un nouveau système de gestion d’entrepôt qui atteint de bonnes performances par temps froid. Bien qu’il coûte plus cher au départ, il possède une durée de vie supérieure et est aussi meilleur pour l’environnement. Une évolution dont je suis particulièrement fier, c’est le fait de pouvoir désormais alimenter les compartiments de remorque frigorifique à l’électricité plutôt que de les faire tourner au diesel. La solution s’applique même à un conteneur maritime tout entier, qu’il suffit simplement de brancher ! »

 

Qu’envisagez-vous pour l’avenir de ce nouveau centre ?

« Nous souhaitons obtenir la certification IFS. Une fois l’objectif atteint, nous pourrons commencer à prendre en charge des produits ouverts, ce qui permettra d’élargir encore nos offres aux clients. J’étudie aussi la possibilité d’utiliser davantage d’engins électriques. Par exemple, nous disposons d’un tracteur portuaire qui fonctionne actuellement à l’AdBlue, mais qui pourrait être converti à l’électrique. Parallèlement, je me penche sur l’éventualité d’installer une station de recharge. Encore ne s’agit-il là que d’une poignée de nouveautés passionnantes, grâce auxquelles nos clients et nos chauffeurs peuvent effectuer leur travail en toute quiétude. »